Plusieurs études montrent que notre système de retraite est fragile. La principale raison ? Une forte augmentation des retraités contre une population active qui stagne. Les actifs ne sont plus assez nombreux pour financer les nouvelles retraites. Selon l’INSEE, en 1960, un retraité était rémunéré grâce à 4,7 cotisants, en 2020 un retraité sera rémunéré par seulement 1,65 cotisants. Et cette situation continuera à s’empirer pendant les prochaines années.

Pour remédier à cela les cotisations ont augmenté au fil des années, un allongement de la durée du travail, et surtout le taux de remplacement baisse (taux de remplacement = montant de la pension de retraite / montant du dernier salaire perçu). Le taux de remplacement est une donnée essentiel , il montre la part du salaire qui vous reste après votre retraite et le choc peut être brutal. Par exemple un artisan a, en moyenne, un taux de remplacement de 44 %, c’est à dire qu’à sa retraite il perd 56 % de rémunération !

Il est donc primordial de se constituer, dès aujourd’hui pour les plus jeunes, son propre capital-retraite. Il existe différents dispositifs d’un côté les contrats retraites, et de l’autre les contrats d’assurance vie.
Cela vous permet donc de “mettre de l’argent de côté” aujourd’hui, pour pouvoir avoir une retraite plus conséquente demain. Plutôt vous cotisez, moins les mensualités seront conséquentes pour vous construire une épargne significative. C’est pour cela qu’il est important de penser à la retraite dès vos premières années, et non à vos 60 ans. Avec de faibles mensualités vous pouvez vous constituer une retraite plus confortable.

Tout d’abord les contrats de retraite. Les contrats de retraite vous permettent de vous constituer une rente en complément de votre retraite obligatoire. Il y a d’un côté le Plan d’Epargne Retraite Populaire (PERP), pour toutes personnes, actives ou inactives. Et de l’autre pour les personnes qui cotisent au Régime Social des Indépendants (RSI), il existe la retraite Madelin. Ces deux produits ont comme avantage la possibilité de déduire du revenu imposable les versements (dans une certaine limite). En quelque sorte une part de cette complémentaire est financée par les économies d’impôt.
Ainsi à la retraite ,vous bénéficiez de cette rente. Il est surtout intéressant de profiter de ces dispositifs pour les personnes aux hauts revenus, en effet plus les revenus sont hauts, plus les personnes sont soumises aux impôts, plus elles pourront déduire des impôts les versements effectués.
Exemple : une personne qui est imposée à 45 % fait des virements de 400 € mensuellement, soit 4 800 € par an, ce qui lui permettra de déduire 2 160 € (= 4 800 € x 45 %) de ces impôts. Elle verse donc au final seulement 2 640 € par an, soit 220 € par mois.

Quelques entreprises, le plus souvent des grandes ont mis en place le Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif). Si votre entreprise a mis en place ce système nous vous conseillons vivement d’y souscrire. Vos versements peuvent être compléter par des abondements de votre employeur. Votre employeur augmentera votre versement. Votre somme sera disponible sous forme de rente ou de capital, selon les modalités du contrat.

Pour les personnes faiblement imposées (voir pas du tout) on leurs conseillera plutôt une assurance vie plutôt que le PERP ou la retraite Madelin. L’assurance vie a comme avantage la souplesse. Outre la possibilité de retirer en totalité (ou partiellement) son épargne, que vous soyez en retraite ou non, vous pouvez aussi le gérer comme vous le souhaitez, les versements peuvent être libres ou programmés. Ensuite une assurance a l’avantage sa sécurité, si vous choisissez le bon fond d’investissement.

Ensuite vous pouvez opter également de placer votre argent dans l’immobilier, et réaliser de l’immobilier locatif. Ceci est un placement à long terme. Et il est aujourd’hui encore plus intéressant que les autres années avec des taux d’emprunt qui sont historiquement bas.