Depuis 2014, plusieurs mesures sont venus impactés les pensions et les cotisations pour la retraite.

Les cotisations en augmentation

Dû à la réforme de 2014, tous les salariés du privé vont voir leurs cotisations augmentés, que ce soit du côté de la part patronale, mais aussi du côté de la part salariale. Depuis 2014, pour les régimes de base, le taux de cotisation la part salariale plafonnée a augmenté de 0,05 point, pour celle non plafonnée elle a augmenté de 0,15 point. Tandis que les cotisations pour les régimes complémentaires ont augmenté de 0,05 point.

Les fonctionnaires ont eux aussi leurs cotisations qui augmentent, ceci dû aux réformes de 2010 et de 2012. Le taux de cotisation a augmenté de 1,15 point depuis 2014.

Les commerçants artisans voient leur taux de cotisation de retraite de base plafonné passé de 16,95 % à 17,75 %, et celui déplafonné a augmenté de 0,4 %.

La mise en place du compte prévention

La réforme de 2014 a mis en place le compte pénibilité, et ce dernier a commencé le 1er janvier 2015. Ce compte pénibilité a été intégré au compte personnel d’activité. En 2015 seulement 4 facteurs de pénibilité étaient pris en compte :

  • Le travail en milieu hyperbare, c’est-à-dire haute pression, à raison d’au moins 60 interventions à plus de 1200 hectopascals.
  • Le travail de nuit, défini comme au moins une heure de travail entre minuit et 5 heures du matin, au moins 120 nuits par an.
  • Le travail en équipes successives alternantes (les « 3 huit »), impliquant au moins une heure de travail entre minuit et 5 heures, au moins 50 nuits par an.
  • Le travail à la chaîne répétitif, au moins 900 heures par an.

En 2016, 6 facteurs de pénibilité ont été rajoutés :

  • La manutention de charges lourdes, au moins 600 heures par an, ou 120 jours à partir d’une certaine intensité (7,5 tonnes par jour).
  • Les positions pénibles, qui forcent les articulations, au moins 900 heures par an.
  • Les vibrations mécaniques transmises aux mains, au bras, ou à l’ensemble du corps, au moins 450 heures par an.
  • Les produits chimiques dangereux. Les seuils dépendent des produits, des situations, des mesures de prévention.
  • Les températures extrêmes, soit moins de 5 degrés ou plus de 30 degrés au moins 900 heures par an.
  • Le bruit, à raison de plus de 80 décibels en permanence pendant au moins 600 heures par an, ou plus de 120 poussées sonores par an à plus de 135 décibels.

Ce compte permet en partie de partir plus tôt à la retraite.

Les petites pensions, primes exceptionnelles, en 2015 et 2017

Tout comme les autres pensions, les pensionnés modestes auraient dû voir leur retraite stagné, du fait de l’inflation nulle. Par des primes exceptionnelles en 2015 et 2017, a augmenté ces petites retraites. Le gouvernement de M. Valls a décidé d’aider avec un versement de 40 €, pour les retraités touchant moins de 1 200 € par mois.

En 2017, une nouvelle augmentation a été accordée d’une dizaine d’euros. Cette augmentation s’explique avec l’augmentation des seuils d’exonération de la CSG, donc moins de personnes devront payer cette contribution.

Des retraites progressives à partir de 60 ans

Depuis la réforme de 2014, la retraite progressive a été avancée à 60 ans au lieu des 62 ans auparavant. La retraite progressive permet de toucher une fraction de votre pension tout en étant à temps partiel.

Augmentation des trimestres pour les apprentis

Avant 2014, les apprentis pouvaient gagner au maximum entre 6 et 11 trimestres. Aujourd’hui tous les trimestres comptent au même titre qu’un salarié qui cotise des trimestres.

Des mesures pour contrer le déficit de l’Agirc-Arrco

Les caisses complémentaires de l’Agirc et de l’Arrco enregistrent un déficit record de 3,02 milliard d’euros. Pour contrer ce déficit des mesures d’austérité s’impose. Les pensions ne suivront donc plus l’inflation, puisque elle sera diminué de 1 point de l’inflation (tout en restant positive). Les salariés toucheront ainsi moins par euro cotisé.

Ensuite le 1er janvier 2019, se mettra en place un système de bonus-malus, pour inciter les personnes à prendre leur retraite un an plus tard, voire plus. Si le retraité n’atteint pas l’âge du taux plein alors il sera impacté d’un malus de 10 % sur les trois premières années. Si au contraire il décide de reporter la date de liquidation des retraites après la date du taux plein et il peut bénéficier d’un bonus allant jusqu’à 30 % s’il reporte sa retraite de quatre ans.