Les privilèges des régimes spéciaux sont apparus progressivement il y a quelques siècles. Par exemple, sous Louis XIV, en 1673, est apparu le régime spécial pour les marins blessés avec la création d’une pension.

Des régimes spéciaux ont été créés pour compenser la pénibilité de certains métiers. Ces régimes spéciaux offrent des droits plus avantageux que le régime des salariés ou des fonctionnaires (sédentaires). Cela permet notamment une cessation d’activité qui varie entre 50 et 62 ans (dépend du métier). Par exemple les fonctionnaires en service dans la catégorie active pendant au moins 17 ans peuvent partir à la retraite 5 ans avant l’âge légal. Ils peuvent même partir à la retraite 10 ans avant lorsqu’ils bénéficient de bonifications (exemple : les policier).

La durée de cotisation est inférieure aux régimes normaux, la durée de cotisations des salariés du privé est entre 40 et 42 ans, dans les régimes spéciaux est en moyenne de 37,5 ans.

L’autre grande différence qu’on peut trouver dans tous les régimes spéciaux est aussi dans le calcul de la pension. Il est calculé sur les sur les 6 derniers mois de revenus dans les régimes spéciaux, contrairement aux 25 meilleures années des salariés du privé. Ce qui est un avantage important car à la fin carrière le salaire est généralement plus conséquent.

Ces régimes spéciaux sont vus d’un mauvais œil de la population qui n’en bénéficie pas, et des différents gouvernements qui petit à petit essaient de rapprocher les régimes spéciaux des régimes «normaux». De plus ces régimes sont un véritable gouffre financier pour l’Etat, il coûtent globalement 7 milliards d’euros aux contribuables. Cependant arrêter des privilèges existants depuis plusieurs centaines années est toujours très compliqué.

Chaque régime spécial à ses propres règles :